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Florian Pichon [il/lui]

Doctorat en études anglaises

Codirection : Jane Malcolm et Alex Ferrone

Titre de la thèse : Entropy, Violence and the American Family Home in Postwar U.S. Literature and Cinema

 

Contact : florian.pichon@umontreal.ca

 

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Thesis Abstract

My dissertation identifies violence as a progressive, systemic process embedded in postwar cultural representations of the American family. Rather than treating familial violence as the product of individual deviance or external pressures, my project argues that violence is a constitutive element of the American family that reflects a traumatized national consciousness in the mid-twentieth century.

Critical theories of violence, notably those of Johan Galtung and Slavoj Žižek, have emphasized that violence is often structural and cumulative rather than exceptional. While essential in moving beyond understandings of violence limited to overt harm, they have paid comparatively less explicit attention to the processes through which violence becomes recognizable as violence within the family sphere, particularly before it takes explicit form.

Drawing on U.S. literary and cinematic works produced between the late 1940s and early 1960s, I trace a progression through which familial violence develops: it first implicitly informs everyday rituals and even domestic architecture, then surfaces through youth rebellion, intensifies with the collapse of paternal authority, and ultimately erupts in manifest acts of harm or death. I theorize this progression through the concept of familial entropy, adapted from thermodynamics, an open process of internal deterioration in which domestic structures accumulate pressure and persist in provisional non-restorative forms.

While familial instability is sturcturally unavoidable, my projet shows that violence is not. Vilolence emerges when instability is denied or contained rather than recongnized and addressed. By shifting attention from crises intervention to early recongnition of structural pressures (such as coerctive discipline, denial, enforced silence, and rigid gender norms), this thesis offers conceptual tools relevant to prevention-oriented approaches that seek to interrupt escalation before it becomes irreversible. And its conclusions are not confined to the mid-twentieth centry: we can glean much from this period to help us address the violence and national trauma with which we are reckoning today .

 

Résumé de la thèse

Ma thèse identifie la violence comme un processus progressif et systémique inscrit dans les représentations culturelles de la famille américaine de l’après-guerre. Plutôt que de considérer la violence familiale comme le produit d’une déviance individuelle ou uniquement de pressions extérieures, mon projet soutient que la violence constitue un élément constitutif de la famille américaine.

Les théories critiques de la violence, notamment celles de Johan Galtung et de Slavoj Žižek, ont souligné que la violence est souvent structurelle et cumulative plutôt qu’exceptionnelle. Bien qu’essentielles pour dépasser une compréhension de la violence limitée aux atteintes manifestes, elles ont accordé relativement moins d’attention explicite aux processus par lesquels la violence devient reconnaissable comme telle dans la sphère familiale, en particulier avant qu’elle ne prenne une forme explicite. 

En m’appuyant sur des œuvres littéraires et cinématographiques américaines produites entre la fin des années 1940 et le début des années 1960, je retrace une progression par laquelle la violence familiale se développe : elle informe d’abord implicitement les rituels quotidiens et même l’architecture domestique, puis émerge à travers la rébellion juvénile, s’intensifie avec l’effondrement de l’autorité paternelle et, finalement, éclate en actes manifestes de violence ou de mort. Je théorise cette progression à travers le concept d’entropie familiale, adapté de la thermodynamique : un processus ouvert de détérioration interne au cours duquel les structures domestiques accumulent des tensions et persistent sous des formes provisoires et non restauratrices.

Si l’instabilité familiale est structurellement inévitable, mon projet montre que la violence, elle, ne l’est pas. La violence émerge lorsque l’instabilité est niée ou contenue plutôt que reconnue et prise en charge. En déplaçant l’attention de l’intervention en situation de crise vers la reconnaissance précoce des pressions structurelles (telles que la discipline coercitive, le déni, le silence imposé et les normes de genre rigides), cette thèse propose des outils conceptuels pertinents pour des approches visant à interrompre l’escalade avant qu’elle ne devienne irréversible. Et ses conclusions ne se limitent pas au milieu du XXe siècle : nous pouvons tirer de cette période des enseignements précieux pour affronter les formes de violence et les traumatismes nationaux auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui.