AmirAli Ansari [il/lui]

Doctorat en études anglaises
Direction : Jane Malcolm
Titre de la thèse : Active Imagination and the Poetics of Automatism: W.B. Yeats, W.C. Williams and Leonora Carrington
Contact : amirali.ansari@umontreal.ca
Thesis Abstract
Automatism emerged as a pivotal literary technique in early modernist literature. Born from the period's fascination with dream worlds and the unconscious, it stood at the crossroads of psychoanalysis and literary experimentation. Automatism is predicated on the idea that relinquishing conscious control over the artwork allows a deeper dynamic to steer the creative process, one shaped by subliminal poetic impulses. My dissertation investigates the poetics of this unconventional creative mode in the work of W. B. Yeats, W. C. Williams, and Leonora Carrington. I adopt a transnational and multi-genre approach by engaging with poetry, prose, prose-poetry, and, in the case of Carrington, paintings that complement her literary work, to study automatism as a distinct mode of writing. My analysis further situates automatism in dialogue with Carl Jung's method of active imagination, an understudied historical parallel of automatism in psychoanalytic theory. Active Imagination highlights the poetic potency of the autonomous psyche, offering an introspective creative method for engaging with the unconscious. In this sense, the unconscious appears not only as a psychological dimension but as a structuring principle that inscribes itself in literary form and language. Consequently, my dissertation studies the linguistic features of automatism across genres, specifically in its adaptation to the writer’s style, symbolic universe, and poetic syntax. At the same time, it examines how automatism shapes (and is shaped by) the innerscapes of the writer’s creative imagination.
Résumé de la thèse
L’automatisme est apparu comme une technique littéraire déterminante dans la littérature du début du modernisme. Né de la fascination de l’époque pour les mondes oniriques et l’inconscient, il se situait au carrefour de la psychanalyse et de l’expérimentation littéraire. L’automatisme repose sur l’idée qu’en renonçant au contrôle conscient de l’œuvre, une dynamique plus profonde peut orienter le processus créatif, façonnée par des impulsions poétiques subliminales. Ma thèse examine la poétique de ce mode de création non conventionnel dans l’œuvre de W. B. Yeats, W. C. Williams et Leonora Carrington. J’adopte une approche transnationale et multigenre en mobilisant la poésie, la prose, la prose poétique et, dans le cas de Carrington, des peintures qui complètent son œuvre littéraire, afin d’étudier l’automatisme comme un mode d’écriture distinct. Mon analyse met en outre l’automatisme en dialogue avec la méthode de l’imagination active de Carl Jung, un parallèle historique peu étudié de l’automatisme dans la théorie psychanalytique. L’imagination active met en lumière la puissance poétique de la psyché autonome, offrant une méthode créative introspective pour entrer en relation avec l’inconscient. En ce sens, l’inconscient apparaît non seulement comme une dimension psychologique, mais comme un principe structurant qui s’inscrit dans la forme et le langage littéraires. Par conséquent, ma thèse étudie les traits linguistiques de l’automatisme à travers les genres, en particulier dans son adaptation au style de l’écrivain, à son univers symbolique et à sa syntaxe poétique. Parallèlement, elle examine la manière dont l’automatisme façonne, et est façonné par, les paysages intérieurs de l’imaginaire créatif de l’écrivain.