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Dhanya Raghavan [elle]

Doctorat en études anglaises

Direction : Heike Harting

Titre de la thèse : Cartographies of Consciousness : Reconfigurations of Exile in Contemporary Postcolonial Imaginaries   

Contact : dhanya.raghavan@umontreal.ca

 

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Thesis Abstract

My doctoral dissertation focuses on the emotional impact of exile through a postcolonial and cultural geography lens. It explores how language plays a crucial role in shaping the sense of place and identity for exiled individuals, despite their displacement from their original cultural contexts. Language is a key element in creating spatial awareness and new spatial concepts for those in exile. It also helps express their emotions and experiences related to belonging and history. The project aims to analyze the shared symbolic languages and narratives of exile, shedding light on the creation of new emotional experiences and spatial imaginaries among exiled individuals, transcending geographical boundaries.  

My project emphasizes the significance of language in shaping geographical consciousness, particularly in the context of exile. It highlights that language, culture, and history collectively reveal the value of space. The dissertation analyzes five texts on exile and displacement : Americanah (2013) by Chimamanda Ngozi Adichie, Saffron Dreams (2010) by Shaila Abdullah, Leaving Beirut (2007) by Mai Ghoussoub, Ru (2009) by Kim Thuy, and Whereabouts (2021) by Jhumpa Lahiri; to explore themes such as memory, trauma, time, and social exclusion. These texts reveal that places are more than just geographical locations; they also influence social interactions and memories, reflecting ideas of power, control, conflict, and resource distribution among social groups. 

My project discusses the intricate geographical aspects of exile’s affective impact within five previously examined texts. The characters in the texts undertake diverse spatial journeys, akin to “cartographers” (271), as described by Braidotti, constructing novel geographical concepts by distancing themselves from the notion of a complete home, which is seen as an ongoing endeavor. 

Résumé de la thèse

Ma thèse porte sur l’impact émotionnel de l’exil selon une perspective géographique postcoloniale et culturelle. Elle explore le rôle crucial de la langue dans la formation du sentiment d’appartenance et de l’identité des personnes exilées, malgré l'éloignement avec leur contexte culturel d’origine. La langue est un élément clé dans la création d’une conscience spatiale pour les personnes en exil : elle aide à exprimer leurs émotions et leurs expériences liées à l’appartenance et à l’histoire. Mon projet vise à analyser les langages symboliques et les récits partagés de l'exil, et met en lumière la création de nouvelles expériences émotionnelles et de nouveaux imaginaires spatiaux chez les personnes exilées, transcendant les frontières géographiques. 

Ma thèse porte sur l’impact émotionnel de l’exil selon une perspective géographique postcoloniale et culturelle. Elle explore le rôle crucial de la langue dans la formation du sentiment d’appartenance et de l’identité des personnes exilées, malgré l'éloignement avec leur contexte culturel d’origine. La langue est un élément clé dans la création d’une conscience spatiale pour les personnes en exil : elle aide à exprimer leurs émotions et leurs expériences liées à l’appartenance et à l’histoire. Mon projet vise à analyser les langages symboliques et les récits partagés de l'exil, et met en lumière la création de nouvelles expériences émotionnelles et de nouveaux imaginaires spatiaux chez les personnes exilées, transcendant les frontières géographiques. 

Ma thèse propose que la langue, la culture et l’histoire révèlent collectivement la valeur de l’espace. J'analyserai les thèmes de la mémoire, du traumatisme, du temps et de l'exclusion sociale dans cinq textes sur l'exil et le déplacement: Americanah (2013) de Chimamanda Ngozi Adichie, Saffron Dreams (2010) de Shaila Abdullah, Leaving Beirut (2007) de Mai Ghoussoub, Ru (2009) de Kim Thuy et Whereabouts (2021) de Jhumpa Lahiri. Ces textes révèlent que les lieux sont plus que de simples emplacements géographiques. Ils influencent également les interactions sociales et les souvenirs, convoquant les idées de pouvoir, de contrôle, de conflit et de répartition des ressources entre les groupes sociaux. Les personnages entreprennent divers voyages spatiaux, à la manière des « cartographes », tel que décrits par Braidotti, construisant de nouveaux concepts géographiques en s'éloignant de la notion de maison complète, considérée comme un effort continu.