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Ashley-Marie Maxwell [elle]

Ashley-Marie Maxwell

Doctorat en études anglaises

Direction : Joyce Boro

Titre de la thèse : Cross-Dressing Shakespeare : Contemporary Performance and Adaptation in Japan

Contact : ashley-marie.maxwell@umontreal.ca

 

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Thesis Abstract

The globalization of Shakespeare's works has been an ongoing phenomenon for hundreds of years. Even though the playwright is popular all over the world, it is in Japan that his plays take on a historical and cultural significance for the people who watch and/or perform in them. In the late 1800s, Shakespeare's words arrived in Japan when the country opened itself to the rest of the world and were then translated and performed on stage through the medium of traditional theatre (Kabuki, Noh, and Bunraku). In today's Japan, Shakespeare's plays can be seen on stage through the work of Ninagawa Yukio, for example, or on film through Kurosawa Akira, but it is the Takarazuka all-female musical revue that performs and adapts Shakespeare the most. This dissertation seeks to explore the relationship between Japanese culture, Shakespeare, and theatre by analyzing five different performances of his plays in Japan, namely two adaptations of Twelfth Night, one of A Midsummer Night's Dream, one of The Winter's Tale, and one of Two Gentlemen of Verona. For two of these plays, the idea of cross-dressing is central to the plot, and, when applied to the context of the Japanese stage, this technique takes on a new meaning in the form of women's agency and resistance against the patriarchal values of their society. As for the other plays, their adaptations specifically tie in with the cultural history of theatre in Japan and place women actors in positions of power that would not be typically seen in the more traditional theatres of Kabuki and Noh. To have Shakespeare's plays performed by women only is to remind audiences of the long period of time when women were banned from performing and men populated the stage in both men and women's roles, and this across nations and epochs. In Japan, women cannot participate in traditional forms of theatre such as Kabuki, and, if they do, they are not seen as 'serious' actors in the sense that men are. I argue that by using Shakespeare as a vehicle of transmission, Japanese female theatre can reclaim its place and ownership in an art form that used to belong to women just as much as men.

Résumé de la thèse

La mondialisation des œuvres de Shakespeare est un phénomène en cours depuis des centaines d'années. Même si le dramaturge est populaire dans le monde entier, au Japon, ses pièces adoptent une signification historique et culturelle très particulière autant pour les personnes qui y assistent que pour celles qui y jouent. À la fin des années 1800, les œuvres de Shakespeare sont arrivées au Japon alors que le pays s'ouvrait au reste du monde et ont ensuite été traduites et montées dans les théâtres traditionnels (kabuki, nô et bunraku). Dans le Japon contemporain, les pièces de Shakespeare sont connues par exemple par le travail scénique de Ninagawa Yukio, ou celui filmique de Kurosawa Akira, mais c'est la revue musicale entièrement féminine de Takarazuka qui pousse l’interprétation et l’adaptation le plus loin. Cette thèse cherche à explorer la relation entre la culture japonaise, Shakespeare et le théâtre, en analysant cinq représentations différentes de ses pièces au Japon, plus particulièrement deux adaptations de Twelfth Night, une de A Midsummer Night's Dream, une de The Winter's Tale et une de Two Gentlemen of Verona. Pour deux de ces pièces, la notion de travestissement est au cœur de l'histoire. Or, lorsqu'elle est appliquée au contexte de la scène japonaise, cette technique prend un sens nouveau car elle révèle l’agentivité des femmes et la résistance aux valeurs patriarcales de leur société. Quant aux autres pièces, leur adaptation est spécifiquement liée à l'histoire culturelle du théâtre au Japon : elle place les actrices dans des positions de pouvoir qui ne seraient généralement pas permises dans les théâtres plus traditionnels du kabuki et du nô. Lorsque Shakespeare est joué par des femmes, cela évoque la longue période pendant laquelle celles-ci n'avaient pas le droit de jouer, alors que les hommes occupaient la scène tant dans des rôles d'hommes que de femmes, et ce, à travers les pays et les époques. Au Japon, les femmes n'ont toujours pas le droit de participer aux formes traditionnelles de théâtre tel que le kabuki et, si elles le font, elles ne sont pas considérées comme des actrices « sérieuses » au même titre que les hommes. Dans cette thèse, j’avance que l’adaptation des œuvres de Shakespeare agit tel un véhicule de transmission et permet au théâtre féminin japonais de reprendre sa place et son droit de performer dans une forme d'art vivant qui appartient autant aux femmes qu'aux hommes.