Nicolas Beauclair

Postdoctorant, Université de Sherbrooke

« Le grand nombre de pays hispanophones possédant tous une culture propre, façonnée par la rencontre de multiples cultures distinctes, est pour moi d'un intérêt qui ne se dément pas. »

Docteur en littérature hispanique, Nicolas effectue des études postdoctorales à l'Université de Sherbrooke, après avoir été professeur pendant un an à l'Université de Saint-Boniface, au Manitoba.

Le diplômé de l'Université de Montréal a su profiter pleinement de ses études supérieures pour parfaire non seulement sa maîtrise de la langue espagnole, mais également celle des professions d'enseignant collégial et universitaire.

« Je suis très reconnaissant [envers le Département de littératures et de langues modernes] d'avoir eu accès à des cours, à des séminaires et à des ateliers qui m'ont familiarisé avec les aspects pédagogiques et montré comment préparer et donner un cours.

« Je garde aussi des souvenirs fort agréables de la "sala Carderera", une assez petite salle de la Section d'études hispaniques, parfois bondée, parfois intime, selon les séminaires, mais toujours animée d'un esprit de convivialité et de collégialité très agréable », relate-t-il.

Titulaire de plusieurs charges de cours à l'UdeM, le boursier du Centre universitaire en éthique de l'Université de Montréal a également distillé les fondements de la langue espagnole aux niveaux secondaire (Collège international Marie de France) et collégial (Cégep Gérald-Godin, Collège Montmorency).

En contrepoint de son enseignement, Nicolas a du reste parachevé ses recherches et la rédaction d'une thèse remarquable, au confluent de l'éthique, de l'histoire et de la littérature. Battant en brèche les idées reçues et autres lieux communs qui, historiquement, ont parasité l'héritage des peuples précolombiens et amérindiens, celle-ci contribue à réhabiliter les philosophies autochtones du nouveau continent.

« Ce qui m'a d'abord stimulé dans la recherche en littérature hispanique, c'est de pouvoir accéder à un univers multiple fascinant. La diversité intrinsèque du monde hispanique a attiré mon attention dès le début.

« Des questions d'ordre moral sont ensuite apparues de manière naturelle. Dès lors, je me suis arrêté plus spécifiquement à l'étude des questions éthiques qui concernent les peuples autochtones, et leur reconnaissance autant sociale qu'épistémologique », poursuit-il, soulignant dans la foulée l'apport de ces idées aux débats de société actuels (diversité culturelle et religieuse, mondialisation, etc.).

Pour l'heure, celui dont la réflexion se nourrit de l'héritage et de la contemporanéité des civilisations hispanophones se consacre vaillamment à ses tâches d'enseignant, non sans caresser le projet de renouer un jour avec la recherche.

« Le grand nombre de pays hispanophones possédant tous une culture propre, façonnée par la rencontre de multiples cultures distinctes, est pour moi d'un intérêt qui ne se dément pas », exprime Nicolas.

Parmi les pistes de recherche potentielles, l'auteur d'articles spécialisés et ancien coordonnateur de la revue Tinkuy. Boletín de investigación y debate évoque entre autres les manifestations modernes du patrimoine précolombien chez les peuples autochtones.