Caroline Harvey

Maîtrise en littérature comparée, professeure, auteure-compositrice-interprète

« Déjà à cette époque, le Département de littérature comparée était l’un des plus avant-gardistes qui soient. On pouvait travailler à des sujets nouveaux, selon des approches nouvelles. »

Caroline affiche une polyvalence artistique inouïe et des talents de pédagogue avérés. Celle qui pour l’heure a posé ses valises dans la Ville Lumière a eu l’occasion, au fil d’une carrière prolifique, de fouler les planches d’une kyrielle de théâtres et de salles de concert, tant en Amérique, en Europe qu’en Asie.

Récipiendaire du Grand Prix d’interprétation au Festival international de la chanson de Granby en 1987, l’auteure-compositrice-interprète se consacre également à l’enseignement. Le chant, la diction, l’éveil musical, le saxophone, l’écriture et le piano figurent tous au nombre des formations qu’elle dispense avec enthousiasme. Aujourd’hui, dans la capitale française et ailleurs en province, elle utilise une méthode novatrice d’apprentissage accéléré du piano pour former tant les néophytes que les initiés.

« Je vis ma musique comme une vocation, une quête d'ordre spirituel, en quelque sorte. Mon approche de l'enseignement découle de cette passion, de cette recherche constante et du plaisir éprouvé dans le partage des réflexions, des réponses, des mystères, des trouvailles », lance-t-elle.

Hédoniste et curieuse, Caroline a étudié le ballet, la philosophie, l’espagnol et le français, avant d’obtenir en 2003 une maîtrise en littérature comparée à l’UdeM, où elle a étoffé des connaissances artistiques transversales. Son mémoire abordait l’évolution de l’idée de nation dans la chanson québécoise, traitée dans un contexte de mondialisation.

« J'ai adoré mes études en littérature comparée à l'UdeM, raconte-t-elle. J'ai pu y développer mon projet sur la chanson à mon rythme, en profitant des cours passionnants que j'ai pu suivre. »

Caroline évoque aussi, non sans une pointe de nostalgie, l’esprit confraternel du Département et la richesse des individus qui le composent.  

« Déjà à cette époque, le Département de littérature comparée était l’un des plus avant-gardistes qui soient. On pouvait travailler à des sujets nouveaux, selon des approches nouvelles. Les comparatistes sont, en général, des intellectuels parmi les plus cultivés, leurs connaissances sont vastes, profondes, leurs synthèses sont originales et leurs perspectives larges. »

Aujourd’hui arrivée à pleine maturité artistique, la Montréalaise d’origine met à profit 20 ans d’expériences musicales afin de mieux transmettre un art lyrique inspiré par le jazz, la chanson et la musique du monde.

Le conseil de Caroline : « Développez un projet de recherche qui vous soit propre, pour lequel vous devrez réfléchir en plusieurs dimensions, à partir d'éléments provenant de plusieurs disciplines, plusieurs langues, plusieurs cultures. Au fil des cours et des travaux, à force de lecture, de réflexion et de synthèse, votre projet finira non seulement par se définir, mais par vous montrer le meilleur chemin pour le capturer en pensée et par écrit! »